Poème de Roland Reumond
Quand l’espace se fait temps
Il est temps de tourner la plage
Comme un vieux disque usé
Temps de tourner la page
Pour sortir de la plainte
Coupable victime ...
Aller en eaux profondes
Vers d’autres horizons
C’est le temps favorable
Le moment opportun
Pour être responsable
Sainte Chronicité priez pour nous
Pauvres pêcheurs de mots poissons rouges
Les événements présents s’accélèrent
Ils se prennent les pieds
Dans la carpette du passé composé
Entre deux marches et deux états
L’espace et le temps
Qui déambulent simultanément
Le coeur palpitant
De coïncidences les plus subtiles
Si nous savions l’offrande nue
Des choses autour de nous
Le don réel de soi qui est pure beauté
S’il nous était donné de voir à 360°
D’amour inconditionnel
Dans une plénitude de perspectives
Pour se laisser griser
Comblé d’une présence aimante
Quittant nos habitudes pour savoir contempler
Au-delà des frontières
Avoir conscience que tout est là
Donné en abondance et sans aucune attente
Les hasards ne sont pas rares
Aux cieux
Où les faits subjectifs et objectifs s’imbriquent
Comme les ailes des anges
Je pensais à toi et tu étais là
À m’attendre nue au coin des étoiles
Tu étais justement là juste pour rien
Je pensais à toit et tu étais justement faîte
Au sommet des accords
Mais peur regret honte et culpabilité
Rongent l’espace cru et le temps endiablés
Quand la mort se larve au coeur du désespoir
La nuit se fait volets verrous pour nous fermer au vent
Pourtant tout est possible
Pour le temps et l’espace
Et seule la voie qui s’ouvre devant nous
Compte vraiment pour sortir de l’impasse
Pour chacun la voie se fait possibles tout plein de devenirs
Quand le verbe conjugue l’avenir au présent
Objets et sujets s’embrassent et s’embrasent
D’une présence faite de douceur
De tendresse et de paix
Le ciel et la terre la vague et le vent
L’espace et le temps ont même raison d’être
Même longueur d'onde au fil des rencontres
Tous portent à croire que tout porte fruits
Encore faut-il dépasser les croyances
Pour vivre de ce don
Cueillir la grâce dans l’herbe folle
Des calmes matins et
des jours qui passent
Tant de portes et de routes s’ouvrent
Sur ce même chemin aux escaliers dorés
Côté azur aux supports des ans
Dans un ciel d’émeraude
Il y a tant de différence
Tant de diversités qui disent l’amour
À travers les campagnes
Tant de communions de coeurs palpitants
Tout englobe l’un et le Monde magnifique
Tout est unique en chacun
Et chacun est unique en tous
Le ciel a beau vouloir affirmer l’homme
L’oeil ne peut jamais toucher le fond du ciel
Qu’en perdant la vue
Si la terre coule dans les larmes amères
Ne perdons pas le pied à contempler l’océan
Entre folie de Dieu et raison de l’homme
Il nous faut être libérés de cette vérité qui libère
Il nous faut être devenir
Transparence totale
Travail Icône vitrail entre le bien et le mal
À l’homme les grands échafaudages
des cathédrales de sel
À l’homme l’oeuvre grande et les projets du ciel
Restons libres de tout ce qui entrave le devenir de l’homme
Le kairos est une seconde d'éternité
Tout est là où synchronicité et symbolicité
Se nourrissent de la même souche
Et boivent à la même source
En un lieu saint et sacré
Où tout est dit
Plus belle la vie quand le temps croise l’espace
Kairos et Chronos s’embrassent à l’infini
Sur le front de l’éternité
Quand les cils de la nuit clignent l’aurore
Les fossettes du jour sourient à la lune
Les fossiles sur le terrain de ma mémoire
Me racontent des histoires croisées
Qui contiennent des informations cruciales
Sur l’humanité et sur les dieux déchus
Pot pourri pot de vie poésie peau de vie
Je pansais à tu et à toi et tu faisais je
Au soin de mon âme pansement sur
L’emplâtre d’une jante de bois
À l’orée des corps étreints
Fatum à la roue de la vie
Lourdeur sur une jambe de toi
Du poids des morts et des naissances
Qui se croisent synchrones
Pour donner du sens à la vie
Et donner du sang aux lavis
Des événements
Fatum ?
Le temps est venu de transformer les choses
Au coeur de dieu le coeur du monde
Au coeur du monde le coeur de dieu
L’onde des origines palpite et nous appelle
L’écho se fait insistance récidive
Aux diapasons des anges et aux sextants des saints
Les temps sont accomplis
À travers le mal toujours la vie jaillit
À travers la crise la nouveauté paraît
Et se révèlent au miroir des reflets de lumière
L’obscurité totale laisse passer le jour
Et la vie foisonne de libertés nouvelles
Dans l’oeil des enfants j’ai vu germer le grain
Et dans leurs mains le partage du pain
À contempler les profondeurs du monde
On partage le vin à même les paysages
Qui se grise le coeur de boutons d’or
On danse et chante de joie
comme coquelicots aux champs
Le Verbe s’est fait chair
Pour que la chair dise le verbe
Sous toutes les coutures
Au torrent des poèmes
S’incarne le chemin
Là sont la voix et la vérité
Voie royale
l’art
Quand le réel remplit l’amour
L’amour fait son plein de réel
Il est temps de venir
Pour partager la vie
On n'accouple pas les tortues avec le temps qui passe
Je pourrais écrire un roman sous ce titre là. Je me contenterai d'écrire le mot fin. À vous de lui donner le sens exact selon le contexte qui vous convient. Après tout, si j'écris ici, c'est pour vous.
C'est un printemps rempli d'oiseaux et de chants d'oiseaux, vous avez remarqué? Il y a un couple de jolis petits je ne sais quoi qui ont fait leur nid pas loin. L'un deux a chanté sur le fil en face de ma fenêtre; impossible pour moi de ne pas lui accorder toute toute TOUTE mon attention. Concert public-privé de Beauté pour quelques éternelles minutes de grâce, puis il a sauté dans le choeur de bruissements verts de l'arbre comme on plonge sous l'eau, pattes premières, tout éclaboussé de silence gorgé de lumière matutinale.
Qui es-tu. Sans point d'interrogation.
Masculin singulier, féminins pluriels
Il aime au singulier mais love au pluriel la grande peau du tambour rond du monde à caresser et faire résonner.
Le coeur est un poisson qu'on éviscère et fait sécher au soleil. Le coeur est une passion. Le coeur est chair. Le coeur est un éveil. Le coeur est un oméga toi amour tu es alpha.
Ça soufi les derviches tourneurs!!!! (non mais)
Ma bande de ritalins vous autres...
Appelons ça danse thérapie moderne. Question de rectitude politique.
Question 1 :
Est-ce que c'est vraiment normal pour des enfants de rester assis toute la journée, surtout pour des garçons?
Interrogation :
Et si on les faisaient danser un peu plus? Puisque la danse influe sur les états de conscience et harmonise le corps et l'esprit.
Et si on les faisaient danser sur des chansons des choses à apprendre? Puisque les paroles de chansons sont souvent apprises sans efforts et influencent la psyché.
Question 2 :
Ca arrange qui au juste que les enfants - surtout les garçons - doivent rester assis toute la journée à l'école?
Personne au fond.
C'est juste qu'on reproduit automatiquement des comportements transmis de générations en générations.
Question 3 :
Est-ce que le fait de devoir rester assis toute la journée sans bouger de leur chaise ou presque n'aurait pas quelque chose à voir avec la nécessité de médicamenter les enfants ''turbulents'' et ou ''incapables de se concentrer''. Sous entendus incapables de le faire en restant assis toute la journée.
Réflection
En général, pourquoi est-ce qu'on ne tient pas plus compte de la nature humaine et de la meilleure façon de l'épanouir au lieu de vouloir lui rogner les ailes à coup de pilule pour ceci et de pilule pour cela sous le fallacieux prétexte d'être logique et efficace. C'est tellement illogique et inefficace.
c'est de rester l'étranger rebelle,
Et d'affranchir les mots de l'esclavage des mots."
"La poésie rend la vie sur terre plus belle, moins éphémère et moins misérable.''
"C'est un mysticisme sans dieu, païen si l'on peut dire. Mais il faut préciser que je ne pense pas à un dieu quelconque, à une expérience religieuse, quand je parle de mysticisme. Et lorsque j'évoque la verticalité de l'expérience, j'ai en tête l'existence de la dimension ontologique au sein de l'expérience de l'amour, d'une expérience du rapport entre l'homme et la femme, au-delà de l'expérience amoureuse".
Celui qui a écrit ce qui précède, :
''Son mysticisme non religieux, sa sensualité et sa réhabilitation des sens et des poètes l'ayant célébré, le mettent en marge''
En avant, les bouleaux sont fabuleux dans leurs premières feuilles vert tendre, l'érable en face offre de petits bouquets en pompons serrés de grappes de fleurs précurseurs des semences à venir. Tous les arbres sont vert pâle et tout le reste gris bleu, tout doux, tout doux. Derrière, un oiseau égrène sans fin des trilles élégantes dans le calme du petit matin de printemps comme une créature qui ignore tout des lois économiques ou qui a vraiment très conscience d'avoir des ailes. Chant de sérénité qui s'harmonise parfaitement avec ce jour nouveau, la pluie à venir, chant de sérénité qui harmonise.
INGRÉGIENTS : Thés noirs de Chine et de Ceylan, chocolat au café, arôme naturel d'agrumes, écorces d'orange, pétales.
(Note de la rédactrice : Et pourtant c'est délicieux!!!)
Durée d'infusion : 4-5 minutes
Dose par tasse : 1 cuillière à thé (bien sûr. Encore une note de la rédactrice)
Respirer. Relaxer durant 4-5 minutes. Se laisser infuser.
Laisser passer l'énergie d'Amour. La ressentir irradier dans le plexus solaire.
(et chasse les peurs, les angoisses, les doutes comme le soleil les micro-organismes parasites)
Comme un bâton d'encens consumé
Il reste quelques cendres qui dessinent les grandes lignes d'un destin révolu, quelques volutes de fumée qui dessinent dans l'air quelques signes du destin à venir indéchiffrables et le parfum de tout ça.

Plus je prête corps à ma réalité et mieux je me sens.
Même lorsqu'il y a souffrance.
L'imaginaire a tendance à m'éloigner de mes sources de stress auxquelles je ne peux ni faire face dans l'immédiat ou réellement fuir. C'est sans doute un analgésique naturel très efficace et utile, si efficace qu'il peut avoir des effets secondaires néfastes lorsqu'il agit au-delà de ce qu'on a besoin et qu'il fait trop écran entre la réalité et nous. En bout de ligne, on se perd de vue et on se retrouve avec deux problèmes (au moins) : celui qu'on avait fuit et celui de s'être perdus de vue trop longtemps, ce qui devient alors un obstacle au bonheur. Je serais plus avisée de dire, donc : plus je prête corps à l'harmonie.
Maître Eckhart et les béguines
C'est à se demander si ce n'est pas le début d'une tradition de dominicains pêcheurs d'âmes - et non seulement d'hommes.
2) Maître Eckart
''Maître Eckhart est sans doute le penseur le plus proche d'une mystique qui transcende les religions. Né en Thuringe, vers 1260, il occupa diverses hautes fonctions dans l'ordre des dominicains, et enseigna à Paris, Strasbourg et Cologne. En 1326, une procédure d'inquisition fut entamée contre lui. Deux ans après sa mort, en 1329, le Pape Jean XXII condamna 28 articles attribués à Maître Eckhart. Dans son oeuvre - qui se compose principalement de sermons et de traités en latin et en allemand - on remarque l'influence du platonisme et de la philosophie scolastique, mais aussi celle d'une tradition spirituelle féminine, allant de Hildegarde de Bingen (1098-1179) à Marguerite Porete (brûlée à Paris, en l'an 1310). ''
3) La Sainte Trinité selon Maître Eckart tel que rapporté par Jean Bédard.
Simone aurait eu 100 ans cette année

http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil
http://simone.weil.neuf.fr/index.htm
http://pensees.simoneweil.free.fr/
http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/weil_simone.html
Odeurs de sainteté ou non (suite) et autres états modifiés de conscience et de cellules
Ça se vit comment pour l'homme et la femme de la rue en 2009? Un bref close up
Nez à nez : Parfums célestes et odeurs diaboliques.
Les odeurs sur un blogue ne sont aussi que des mots. Concepts virtuels que pourtant nous pouvons invoquer. On dit bien esprit de parfum et ce n'est pas pour rien.
Les états d'âmes sentent, mesdames et messieurs.
Heureux qui comme machin (appelons le, je ne sais pas moi, Géreurd, tiens) Heureux qui comme Géreurd n'a jamais senti l'odeur de la peur.
Et puis c'est peut-être bien parce qu'Ulysse n'était plus capable de sentir son épouse qu'il était toujours en voyage, tiens. L'histoire ne le dit pas. Mais on peut supputer. Ça sent mauvais un type qui n'est jamais chez lui. Il y a anguille sous roche, et on sait que le poisson hors de l'eau après un certain temps...Ça sent le diable.
Le diable, lui, sent le souffre tout le monde le sait (comment et pourquoi tout le monde le sait? On ne sait pas) Souffre pourquoi? On ne le sait pas non plus. Il serait têtu le cornu. Mais est-ce suffisant pour puer? Le mauvais stress joue sur le système digestif qui lui est une petite usine à odeurs : estomac dérangé qui produit une haleine épouvantable, gaz intestinaux, etc. Bon stress égalerait-il bonnes odeurs et mauvais stress mauvaises odeurs? On aurait intérêt à être polis dans le métro et les ascenseurs. Et à être gentils dans la vie en général.
Quoi qu'il en soit, les saints, durant les époques révolues qui fabriquaient des saints, les saints, eux, transformaient la chair vivante (transmuttait la matière, comme diraient les gourous indiens?) laquelle diffusaient des odeurs de sainteté. Le corps des saints et des saintes non seulement laissaient dans leur sillage des effleuves fleuries de leurs vivant, mais se comportaient aussi étrangement après la mort.
A ce que je sache, actuellement, aucune véritable étude scientifique n'a été effectuée. Alors? Encore des mots? Toujours de mots? Rien que des mots?
Quoi qu'il en soit la théorie des états d'âmes est captivante. Les discours parlent toujours moins forts que les agissements.
'' L''odeur de sainteté est un phénomène très curieux rapporté par les hagiographes et les médecins.
« Mourir en odeur de sainteté, écrit le docteur Georges Dumas, c'est, dans le langage courant, mourir en état de grâce ; vivre en odeur de sainteté, c'est être assez pieux pour être regardé comme un saint. Ces formules ont plus qu'un sens figuré et représentent un fait réel ; quand les historiens des mystiques racontent qu'un saint a été gratifié, ils veulent dire que, durant sa vie ou après sa mort, son corps a exhalé des odeurs agréables.
Waldemar Deonna, dans son livre "Croyances antiques et modernes, l'odeur suave des dieux et des élus" , compte au moins 30 saints parfumés de leur vivant, 103 saints parfumés au moment de leur mort ou de leur ensevelissement, 347 saints dont les corps et les reliques demeurèrent parfumés longtemps après leur inhumation.
Chez les morts, l'odeur de sainteté s'accompagne d'autres manifestations physiques remarquables telles que l'incorruption de la chair et/ou des sécrétions huileuses qui les font qualifier de myrobîytes, c'est-à-dire d'organismes qui, au lieu de se corrompre, assurent leur propre embaumement en sécrétant des huiles odoriférantes. L'odeur de sainteté, si l'on se réfère aux témoignages des biographes des mystiques, sent bon.
Sainte Thérèse d'Avila
De toutes les odeurs de sainteté, celle de sainte Thérèse d'Avila, qui mourut à l'âge de soixante-sept ans, fut certainement l'une des plus tenaces. Les bollandistes et ses historiens en témoignent : « L'odeur que l'on avait déjà remarquée à diverses reprises durant sa vie, beaucoup plus pénétrante pendant sa dernière maladie, le devint encore davantage après sa mort, si bien que les religieuses durent laisser la nuit entière la porte et la fenêtre ouvertes malgré la saison. Le lis, le jasmin, la violette, semblaient avoir uni leurs plus suaves senteurs dans cet arôme auquel rien ne pourrait être comparé. ». La foule remarqua tout de suite le parfum merveilleux qui émanait de Thérèse pendant le transport du corps sur un brancard. Le corps fut déposé sans être embaumé dans un cercueil de bois. Il fut descendu dans une fosse très profonde recouverte d'une grande quantité de pierres, de chaux, de terre humide et d'une pierre sépulcrale. Pendant les neuf mois qui suivirent les obsèques, le parfum, traversant l'épaisse couche de pierres et de terre sous laquelle reposait le corps.
Le 1er janvier 1586, les religieuse se rendîrent au monastère des Carmélites et ouvrirent la châsse ... Elles considératent la sainte très attentivement. Son corps était entier, intact, et d'une odeur céleste. Les os étaient si bien joints, les nerfs si bien liés les uns avec les autres, qu'il se tenait debout à l'aide du moindre appui. La chair était si souple, si tendre, si flexible, qu'elle s'abaissait quand on y mettait le doigt, puis se relevait comme si la sainte Mère eût été en vie ; et, bien qu'elle eût conservé son embonpoint, le poids du corps était léger comme celui d'un enfant de deux ans. » Les historiens de la sainte insistent tous sur la suavité de l'odeur que répand son cadavre, sur la fraîcheur des chairs qui semblent encore en vie. En 1598, un monument de pierre fut érigé sur l'emplacement de la sépulture primitive. Le corps de sainte Thérèse fut transféré dans une somptueuse châsse offerte par la duchesse d'Albe.
D'après Hubert Larcher, Lydwyne de Schiedam exhalait sept parfums ; François Forgione,
plus communément appelé Padre Pio, six parfums ; Thérèse d'Avila, quatre parfums ; Trévère, trois parfums ; Basilissa, deux parfums.
Le parfum de sainte Lydwyne, d'après Gerlac, fut sujet à des modifications : « La chambre de sainte Lydwyne sentait si bon que tous ceux qui entraient croyaient qu'on y avait caché diverses espèces d'aromates. Le parfum qui s'en dégageait frappait non seulement l'odorat, mais le goût : c'était comme si on eût mangé du ginmbre, du girofle ou de la cannelle : la saveur ardente et forte mordait la langue et le palais avec douceur. » Par la suite, au parfum des épices succéda celui de la rosé, de la violette, du lis, des fleurs fraîchement coupées. »
Incorruptibilité physique
De toutes les manifestations miraculeuses liées à la sainteté, l'incorruptibilité physique est aussi troublant. Un peu partout dans le monde, on relève en effet la même croyance populaire spontanée et instinctive : les corps des saints, après la mort, échappent à la loi commune de la dissolution de la chair. Cette propriété miraculeuse a été énoncée par saint Cyrille, évêque de Jérusalem, au IVe siècle de notre ère : « Même lorsque l'âme s'est enfuie, sa vertu et sa sainteté imprègnent encore le corps qui l'a hébergée. ».
En vérité, si l'on étudie la vie des saints de la chrétienté, on constate pourtant que cette marque de la faveur divine a été refusée à de nombreux bienheureux, aussi vertueusement exemplaire qu'ait été leur vie. De même, ce phénomène d'incorruptibilité a été observé en l'absence de béatification ou de canonisation. C'est ainsi que sainte Thérèse de Lisieux, sur son lit de mort, répondait à la jeune novice qui lui assurait que la miséricorde divine lui épargnerait la corruption du corps : « Oh non ! Je ne souhaite pas ce miracle... » Son vœu fut exaucé.
A la fin du XIXe siècle, le père Herbert Thurston, à qui l'on doit la première étude systématique des cas d'incorruptibilité, a noté que les corps inexplicablement conservés présentaient six phénomènes caractéristiques :
- un parfum suave émanant de la dépouille mortelle,
- une absence de rigidité cadavérique,
- le corps peut conserver assez longtemps une certaine tiédeur,
- il est épargné par la putréfaction,
- des saignements anormaux, même plusieurs jours après la mort effective (il s'agit le plus souvent de stigmates ou de blessures ayant entraîné la mort par martyre),
- d'étranges mouvements post mortem du cadavre, qui ne pouvaient être attribués à des contractions musculaires purement mécaniques (gestes de bénédiction, par exemple).
Une série de phénomènes mystérieux sont souvent associés à l'incorruptibilité du cadavre. Ainsi, bien souvent, le lieu de sépulture inconnu - ou oublié - de quelque saint a été révélé grâce à un rêve ou une vision. Quelquefois, l'inhumation elle-même s'est accompagnée de prodiges révélateurs, comme les étranges lumières qui sont apparues près du tombeau de saint Charbel Makhlouf ( Lire ). Il arrive encore que les restes du saint - ou de la sainte - exsudent une huile odorante et limpide, parfois abondante, dont on ignore l'origine et la composition. C'est le cas de sainte Walpurgis, morte en 779 et dont les os n'ont cessé de distiller une huile réputée miraculeuse.
Une Américaine de la Nouvelle-Orléans, Joan Cruz, a entrepris de compléter les travaux du père Thurston, à l'aide de toutes les sources ecclésiastiques connues. Dans un ouvrage publié en 1977 et intitulé "The Incorruptibles", elle signale 102 cas authentifiés par la Congrégation des rites de l'Église catholique romaine. Mais, ajoute-t-elle, il est probable qu'il en existe bien d'autres, dont le tombeau a conservé le secret, ou qui n'ont jamais été rendus publics par le Vatican. Là encore, on peut s'étonner que tous les cas troublants recensés par la littérature hagiographique n'aient suscité aucune étude scientifique véritable, si l'on excepte les examens ordonnés par les autorités ecclésiastiques.''
Source : http://www.outre-vie.com/croyancereligion/insolite/insolite.htm
Yoko sans John - The show must go on
Pourquoi pas?
Nous avons certes besoin d'agressivité pour vivre, mais avons-nous besoin de violence?
I'm nobody! Who are you?
Are you nobody, too?
Then there's a pair of us - don't tell!
They'd advertise, you know!
How dreary to be somebody!
How public like a frog
To tell one's name the livelong June
To an admiring bog!
Je suis personne! Qui es-tu?
Es-tu personne aussi?
Alors nous sommes deux - Chut!
Ils le diraient, tu sais!
C'est tellement ennuyant d'être quelqu'un!
Comme c'est commun de coasser son nom
Sans fin comme une grenouille en juin
À une mare d'admirateurs
Emily Dickinson
Extrait Deux derniers paragraphes de : September 1, 1939 All I have is a voice Defenceless under the night
To undo the folded lie,
The romantic lie in the brain
Of the sensual man-in-the-street
And the lie of Authority
Whose buildings grope the sky:
There is no such thing as the State
And no one exists alone;
Hunger allows no choice
To the citizen or the police;
We must love one another or die.
Our world in stupor lies;
Yet, dotted everywhere,
Ironic points of light
Flash out wherever the Just
Exchange their messages:
May I, composed like them
Of Eros and of dust,
Beleaguered by the same
Negation and despair,
Show an affirming flame.
Wysten Hugh Auden
Re-renard
« Que deviennent toutes les larmes qu'on ne verse pas ? » - Jules Renard
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par SabineBarok à 2009-03-20 19:47:21