Le journal de Mathieu Saint-Mathieu

Mardi 9 février 2010

Mensonges. Ment songes.

Le mensonge comme lubrifiant social.

Je veux bien.

Mais trop c'est comme pas assez.

Trop et tout le monde se retrouve en terrain si glissant que personne n'est plus capables de se tenir debout, ou sinon, sans que d'autres les entraînent dans leurs chutes à plus ou moins long terme.

C'est pas ragoûtant.

Un article intéressant : La vérité sur le mensonge

 


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par SabineBarok à 2010-02-09 20:40:24

Dimanche 7 février 2010

Réinventer la roue (chakra en sanscrit)

J'ai une marotte : le système nerveux, la psychologie, la spiritualité. Une triade si vous voulez.

Je suis à lire Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse de David Servan-Schreiber. À un moment il dit avoir vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Il faut le croire sur parole, bien entendu mais dans mon cas, c'est tentant parce que ça rejoint une interrogation de toujours en lien avec ma marotte.

Ma passion pour Freud, qui remonte à loin maintenant, puis pour Jung,  mon incompréhension de la chicane entre les deux, surtout.

Dans son livre David Servan-Schreiber dit qu'il a rencontré un vieux, vieux, vieux, vieux, vieux psychiatre qui lui-même a rencontré un très très vieux Freud qui lui aurait dit que la biologie était l'avenir de la psychologie, de ne pas s'attarder à la psychanalyse car elle était déjà dépassée, mais de jetter toutes ses forces dans la biologie (pour ce qui deviendra la branche neurobiologique).1

En lisant ceci, j'ai compris pourquoi Freud était tellement en beau diable contre son dauphin Jung, le pauvre diable, car de ce point de vue de Freud (si c'est vrai), Jung s'égarait à explorer les arcanes de l'inexpliqué (mais du constaté) déjà explorées par les civilisations antérieures, généralement non-européennes. (Dans le contexte de l'époque tout ce qui n'était pas européen était considéré comme relevant de la superstition et bien sûr faux.).

Le soi-disant commentaire de Freud au psychiatre m'explique tout tout tout ce qui m'était inexplicable dans la chicane entre Freud et Jung que je n'arrivais pas à saisir, c'est comme si on m'avait donné la pièce maîtresse d'un puzzle qui autrement n'arrivait pas à ce mettre en place et qui maintenant est terminé et me donne cette image claire de la situation :

Pour Freud, Jung en développant ses théories (sur l'inconscient et sur le développement de la personne), ne faisait que tourner autour du pot au lieu de foncer avec les nouveaux moyens scientifiques mis à sa disposition par la nouvelle génération dont il faisait partie, vers le but que lui, Freud ne pourrait pas atteindre, faute de vivre assez longtemps pour pouvoir le faire, mais qu'il pressentait tout près et qu'il avait chargé Jung de mener à terme à sa place pour ainsi dire, sur la base de ses observations scientifiques. Bien sûr, on peut aussi s'expliquer la chicane par le fait que Freud ne voulait pas qu'on étende le concept d'inconscient à autre chose qu'à ses théories, mais il y a quelque chose là-dedans qui entre en contradiction avec l'esprit scientifique de Freud, quoi que la contradiction n'est pas étrangère à la nature humaine et que parfois, a cigar is just a cigar... n'est-ce pas, et que l'explication la plus simple est toujours la meilleure.

Mais je suis terriblement tentée de croire la version du livre de David Servan-Schrebeir.

Tout ça, si, bien sûr, David Servan-Schreiber a dit vrai, et n'a pas inventé de toute pièce une légende urbaine pour alimenter son moulin. Ou si ce n'est pas le Dr. Wortis qui aurait inventé ça lui-même. Un bien drôle de pistolet, il faut bien le dire, ce Dr. Wortis2

Je dis ça, parce que je sais fort bien qu'en Europe, et surtout en France, Freud est encore considéré comme l'autorité suprême, la psychalyse est un dogme à ne pas remettre en question sous aucun prétexte et toutes autres théories, surtout celles développées en amérique, particulièrement aux États-Unis (et Servan-Schreiber a fait aussi carrière en amérique du nord) sont attaquées comme relevant de la dangeureuse hérésie ou du charlatanisme pur et simple. 

Dans ce contexte, je vois très bien un français, européen ayant vécu en amérique du nord, ayant donc, baigné dans les deux cultures, inventer une belle légende urbaine pour réconcilier tous ces messieurs-sames très sérieux qui se chicanent comme des enfants, parce qu'au fond l'éclectisme des approches apporte une richesse à la science de la psychologie, et dans le but d'unir les forces au lieux de les diviser et les affaiblir, pourquoi pas utiliser un de ces mensonges blancs qui ne peuvent pas faire de mal parce qu'ils partent de la bonne volonté de faire le bien, et le bien universel, si vous voyez ce que je veux dire.

Mais je suis fortement tentée de le croire, le Servan-Schreiber.

Ceci dit et sans vouloir déplaire à Freud, aux freudiens ou à qui que ce soit, Jung n'a tout de même pas perdu son temps au contraire, il a élargit le champ de la connaissance de l'inconscient et donc, entre autres choses, des recherches à effectuer en neurobiologie. Probablement inconsciemment, mais peu importe, la graine était semée, qu'elle ait fait ses racines dans l'inconscient collectif si cher à Carl Gustav ou qu'elle se soit individuée, comme il disait, à la lumière du conscient, peu importe.

Seulement, on a l'impression que la roue est réinventée parce que la science met à jour et prouve avec des moyens technologiques sophistiqués des enseignements millénaires dont les effets ont été constatés depuis longtemps par des générations de pratiquants et niés jusqu'ici par la science occidentale des société industrielles parce qu'elle ne pouvait pas l'expliquer.

Deux exemples :

http://auriol.free.fr/yogathera/metameres/chakras.htm

http://www.trainingthemind.org/biographief.html

 

Signe des temps. La religion actuelle étant la science.

Pourtant, nier systématiquement la véracité d'un phénomène dont on constate l'effet, parce qu'on ne peut pas l'expliquer scientifiquement est l'antithèse de l'identité que ce donne la science.  Le danger - réel, à mon humble avis  -  dont les psychanalystes  français protèges la psychologie, c'est que le vaste champ de la psychologie humaine comporte des zones qui ne sont pas encore expliquées et explicables par la science même avec les connaissances poussées actuelles et ce n'est pas quelques machines et quelques chiffres, données, (certes très impressionnants) qui peuvent cerner toute la réalité de la psyché humaine, toujours changeante, de même que le cerveau lui-même (comme le corps) est toujours en évolution. La vérité fluctue, alors que les données sont coulées dans le béton.

A noter que la manière des pratiquants du yoga se rapproche beaucoup de la façon d'expliquer les phénomènes dans notre société.

1. Voici l'extrait en question :

"Neurologue de formation, Freud n'a jamais pu se résoudre à l'idée que ses théories ne puissent s'expliquer en termes de structures et de fonctions du cerveau. Or en l'absence des connaissances sur l'anatomie du cerveau (son architecture) dont nous disposons aujourd'hui et, surtout, sur sa physiologie (son mode de fonctionnement), il lui était impossible de progresser dans cette voie. Sa tentative pour intégrer ces deux domaines - son fameux "Projet pour une psychologie scientifique" - s'est soldée par un échec. Il en était tellement mécontent qu'il a refusé de le publier de son vivant. Mais cela ne l'empêchait pas d'y penser constamment. Je me souviens d'avoir rencontré le docteur Wortis, un psychiatre célèbre qui avait été analysé par Freud. Il avait quatre-vingt-cinq ans et était encore très actif au sein de la principale revue de la psychiatrie biologique, Biological Psychiatry, qu'il aviat fondée. Le docteur Wortis m'a raconté comment Freud, à qui il avait rendu visite à Vienne au début des années 1930 pour se faire analyser, l'avait surpris par son insistance : "Ne vous contentez pas d'apprendre la psychanalyse telle qu'elle est formulée aujourd'hui. Elle est déjà dépassée. Votre génération sera celle qui verra la synthèse se faire entre la psychologie et la biologie. C'est à cela que vous devez vous consacrez." Alors que le monde entier commençait à découvrir ses théories et sa cure par la parole, Freud, toujours pionnier, cherchait déjà ailleurs...

Il aura fallu attendre la fin du XXe siècle pour que Antonio Damasio, un grand médecin et chercheur américain d'origine portugaise, fournisse une explication neurologique è la tension constante entre le cerveau primitif et le cerveau rationnel - les passions et la raison - dans des termes qui auraient sans doute satisfait Freud."

2. Un article nécrologique condense bien la vie aventureuse de "l'individu sous observation" et comporte l'information suivante :

 "On Ellis's advice, Dr. Wortis undertook a didactic analysis -- for educational purposes -- with Freud in Vienna for nearly four months in 1934, when Freud was 78.

Dr. Wortis's account was published by Simon & Schuster in 1954 under the title "Fragments of an Analysis With Freud." Freud was unaware that against the rules of analysis, the skeptical Dr. Wortis followed each session by writing down what had occurred and forwarding reports to Ellis and Dr. Meyer.

Dr. Wortis quoted Freud as saying of him: "He learned nothing from me and I disclaim all reponsibility."


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par SabineBarok à 2010-02-07 17:01:48

Jeudi 4 février 2010

La violence au quotidien, celle des hommes et des femmes : la violence n'engendre que la violence

Caractéristiques des hommes violents

La violence des femmes : derrière le masque

Comprendre la violence exercée par les femmes

La violence faite aux hommes, une réalité taboue et complexe

En bref, les hommes et les femmes n'ont pas appris à socialiser la violence de la même façon, ils le font de façon généralement complémentaire, les hommes ayant appris à se valoriser en contrôlant, et les femmes en étant soumises.

Réflexion personnelle :

Cependant, les femmes en copiant de plus en plus les modèles masculins  trouvent une justification à la violence qu'elles pourraient exercer dans le fait que le "bon" modèle est le modèle masculin, ou allèguent que c'est en défense (la seule nécessaire, est le cas de légitime défense) à la violence exercée contre elleS.

Les hommes quant à eux, sans dire qu'ils copient les modèles féminins, parce que le féminin est encore perçu comme inférieur dans notre société, commencent à exprimer le fait qu'ils se sentent victimes de violence, mais curieusement, ils dénoncent surtout, et de plus en plus, la violence des femmes, et non celles des hommes à leur égard.

Les pires scénarios sont la femme qui utilisent le côté négatif du rôle traditionnel de la femme et le côté négatif de "la femme libérée", et l'homme qui utilise les avantages de la société patriarcale et ceux que la société actuelle lui confère pour devenir tous les deux des animaux asociaux engagés dans des luttes de pouvoir et de contrôle violentes, tant psychologiquement que physiquement.

Ce n'est pas toujours le pire scénario qui prévaut, heureusement.

On voit aussi et de plus en plus, la femme et l'homme vraiment libérés, qui reconnaissent leur potentiel de violence mais sont capables de gérer les conflits et régler les problèmes autrement.

Et là nous n'avons même pas survolé la violence entre conjoints de même sexe, qui est aussi taboue que la violence des femmes mais encore plus mal connue, tout comme la violence que certains homosexuell(e)s exercent à l'encontre des hétérosexuell(e)s.

Nous n'avons pas évoqué la violence sur les lieux de travail, ni dans les cours d'écoles.

Le problème n'est pas tant la vie de couple que la remise en question de la banalisation de la violence au quotidien.


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par SabineBarok à 2010-02-04 23:49:12

Mercredi 3 février 2010

La mystique féminine de Betty Friedan - une idéologie d'après deuxième guerre mondiale

J'espère que je n'ai pas donné l'impression qu'elle n'avait pas raison la Betty, ou qu'elle s'était trompée. Elle avait raison.

Après la deuxième guerre mondiale on a voulu retourner à l'ordre social qui prévalait avant la guerre, alors que cette société avait été profondément bouleversée. Normal que les individus, les femmes en particulier, n'aient pas pu trouver du sens dans cette affaire, au contraire.

Tiens, dans ma manie à examiner les mythes et contes, forme qu'utilisaient les sociétés orales (et écrites, après elles!) pour s'expliquer leur représentation du monde, manie que j'ai héritée de Clarissa Pinkola Estès , dans cette manie, dis-je, je me mets à regarder LES FLINTSTONES d'un tout nouvel oeil.

Retour à l'ordre social préhistorique à l'ère industrielle. C'était très clair que ça n'avait pas de sens.

 

(SUITE À VENIR)

 


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par SabineBarok à 2010-02-03 09:43:31

Samedi 30 janvier 2010

The feminine mystique. La femme mystifiée. Notes de lecture en vrac et dans le désordre

BF souligne le vide intérieur de la ménagère.

Le parasitisme manipulateur de la publicité qui utilise ce vide intérieur à son avantage.

Utilise sa connaissance de la consommatrice, les points faibles de la cible.

La culpabilité de la ménagère.

Le besoin des femmes d'actualiser leur potentiel.

Leur créativité qui doit s'exprimer.

Note personnelle : Les tâches ménagères et la maternité sont considérées comme non épanouissantes par BF en regard de l'importance qu'elle donne à l'activité professionnelle des femmes. Elle fonde cette opinion sur quelques interviews de femmes dont les seules épanouies sont celles qui ont une activité professionnelle reconnue.  Selon BF, plus une femme s'oriente sur le marché du travail,  plus elle s'acquitte de ses tâches domestiques et maternelles facilement et rapidement. Cependant, elle se fonde sur un échantillonage trop homogène et restreint (non représentatif de l'ensemble des femmes, même de la société américaine de cette époque) pour pouvoir généraliser cette conclusion à "la femme" et en faire une caractéristique universelle de la nature féminine. Dans son échantillonage, il n'y a que des femmes bénéficiant d'une aide pour les tâches ménagères et familiales ainsi que d'une profession épanouissante. 

BF ignore totalement le fait, pourtant souligné par les publicitaires, des cas problèmes que représentent certaines ménagères qui ne ressentent ni vide intérieur, ni culpabilité, qui ressentent leur rôle de maîtresse de maison comme important pour elles, leur famille, la société, qui ne se sentent ni inférieures aux hommes ni frustrées de ne pas avoir d'occupation professionnelles semblables à celles des hommes, elles sont pleinement satisfaites de leur vie, considèrent qu'elles utilisent leur potentiel et leur créativité, et sont très (considérées trop) critiques à l'égard des produits qu'on leur propose d'acheter, considèrent comme une intrusion au sens "invasion par des intrus"  l'activité de ceux qui voudraient les forcer à changer de mode de vie. Tout comme les publicitaires, d'ailleurs, qui se concentrent sur des cibles manipulables et ignorent par la force des choses ce segment du marché trop coriace pour être entamé mais qui est minoritaire.

Conclusions personnelles :

BF a effectué une impressionante recherche d’informations desquelles elle a tiré une observation méticuleuse et exacte, quoique biaisée et restreinte.

BF tellement impressionnée par le pouvoir du publicitaire, est hypnotisée comme la proie par le serpent.

N'a pas vu, noté, de contre-pouvoir (ni social, ni personnel).

Constatation par BF du vide intérieur sans faire d'autres recherches ni d'autres constatations que les publicitaires utilisaient ce vide intérieur (ce qui est vrai, mais non absolu comme elle le présente) pour manipuler les femmes.

Beaucoup de blâme « C’est la faute de »   (la "victimite" face à  "la société" et "aux hommes". (Pas que j'ignore qu'il y avait une réelle opposition/obligation à se conformer et une institutionalisation du mépris de l'égalité des sexes.)   

BF pose un jugement moral : les hommes et les femmes seraient immatures, ce qui expliquerait qu'ils seraient les victimes plus ou moins consentantes à se faire abuser et exploiter par ceux qui veulent les forcer à consommer et se conformer aux normes sociales qui servent les intérêts de la société de consommation.  

 À date pas de vue plus large, pas d'incursion chez les penseurs qui ont traité du vide intérieur, de la vie intérieure, du sens de la vie. Alors qu'ils existaient à cette époque et qu'il était à la portée d'une universitaire de les prendre en ligne de compte.

Pour BF, seules semblent être réelles la société américaine de son époque et une classe sociale moyenne plutôt aisée et blanche à l'intérieur de cette société.

Elle considère - à raison, à mon humble avis - que les femmes ont la capacité et l'occasion dans le contexte qu'elle observe de participer à la société comme les hommes peuvent le faire et qu'elles devraient pouvoir le faire sans entrave et en toute liberté. 

À l'époque cette liberté sociale était loin d'aller de soi, alors que maintenant, elle est entrée dans les moeurs occidentales au point où le combat de BF peut sembler banal si on ne le replace pas dans son contexte historique.

Ont pourrait dire que le combat ciblé qu'ont mené les féministes américaines de la deuxième vague, dont BF est une figure de proue, a porté fruit.

Cependant, ce combat portait sur un seul aspect de la condition féminine dans le contexte de la société occidentale du XXième siècle.

Tous les problèmes des femmes (des hommes et des enfants) n'en sont pas réglés pour autant dans la société moderne (pourquoi est-ce que ce terme me semble désuet?).  Mon opinion est que la deuxième vague du féminisme est maintenant dépassée. Il serait intéressant de continuer d'évoluer dans ce sens au lieu de faire comme si c'était le féminisme qui était dépassé, alors que tant reste encore à faire.

Lecture à poursuivre.

*

(Réflexion personnelle: aller explorer l'explication du monde sous forme de contes oraux  dans l'émission de télé Ma sorcière bien-aimée. Inconscient ou conscient (peu importe) des contemporains de la société de consommation aux valeurs patriarcales telles qu'observées par Betty Friedan qui se rendaient bien compte que la femme n'avait absolument pas besoin de tous les gadgets modernes imposés par ladite société de consommation pour remplir son vide intérieur, de même qu'elle n'était absolument pas inférieure à l'homme, ni réellement soumise à son mari, mais il y a nécessité pour le couple de faire des concessions obligées par la vie en société (ne pas s'exposer au rejet social) telle qu'elle était, de compter avec les valeurs imposées tout en vivant la réalité (être eux-mêmes autant que possible) dans l'intimité. Il est intéressant de noter que "la sorcière" devait garder ses pouvoirs "magiques" (symboles de la puissance de son potentiel et sa créativité dans la sphère sociale à travers l'exercice d'une activité de pouvoir sur des sphères autres que familiale et domestique (symbole de la profession telle que se la représentait BF) Ces "pouvoirs magiques" étaient tabous. Reconnus, mais réprimés.)   

*

Aucun rapport : la pleine lune était splendide hier soir et le clair de lune s'annonce d'une beauté tout aussi glaciale.

*

Une évidence : ce sont les femmes qui le voulaient et qui le pouvaient qui ont ouvert la sphère citoyenne et professionnelle égalitaires (ou du moins une brèche vers cet idéal) aux autres.

Très bien.

Pourtant le vide intérieur existe toujours, ainsi que la culpabilité et sont même souvent ressentis  par les femmes de carrières tout autant ou sinon plus que par les ménagères de jadis (tentatives de cumuler les rôles traditionnel, maternel, professionnel, choix à faire entre des rôles, etc.)

Seconde évidence : l'égalité sociale et la vie professionnelle ne sont pas la panacée au mal-être existentiel. Elles ne sont (ni plus mais surtout ni moins) que l'égalité sociale et la vie professionnelle. Elles sont nécessaires dans une société telle que la nôtre, mais ne remplacent pas d'autres aspects essentiels de la vie d'un être humain.

Troisième évidence : La problématique de l'égalité citoyenne du premier, du deuxième et maintenant du troisième sexe est une entité différente de la problématique touchant au sens de la vie (culpabilité, vide intérieur, comportement compulsifs pour combler le vide versus actualisation de son potentiel et utilisation de sa créativité dans un projet de vie qui a un sens pour l'individu) et que la problématique de la vie professionnelle.

Quatrième évidence : le parasitisme de la société de consommation n'a pas diminué parce qu'il n'a plus la ménagère comme agent principal d'action, au contraire. Il a pris de la vigueur en s'insinuant dans tous les replis de la nature humaine et en s'ajustant de plus en plus intimement à "son hôte" à mesure qu'il change et évolue au point d'avoir atteint une espèce d'osmose où le parasite est devenu le véhicule de son hôte - l'être humain a maintenant plus de faciliter à se reconnaître et être reconnu par ce qu'il consomme que par ce qu'il est.

Note personnelle : l'importance de la maternité, de l'hygiène de vie et des rapports humains autres que financiers ou professionnels, soit le domaine qui était de la responsabilité première de la ménagère a été évacuée avec l'importance donnée à la ménagère, qui n'en avait déjà pas beaucoup. Ce qui s'appelle jetter le bébé avec l'eau du bain pour traduire littérallement l'expression anglophone. C'est la femme et son rôle social qui étaient méprisés. C'est le mépris du corps de la femme et des sphères qui lui étaient traditionnellement dévolues qui doit être questionné. 

En même temps que les affranchir en tant que citoyennes et que leur donner le droit de s'affirmer professionnellement, il aurait été plus productif de faire aussi l'exercice de "laver l'honneur" des femmes,  de la maternité, de l'hygiène de vie et des rapports humains autres que financiers et professionnels et des activités qui en découlent.

Dans la troisième vague du féminisme, ce sont ces réalités qu'il s'agirait de rendre égales aux autres.

Par exemple, si les femmes étaient vraiment considérées égales aux hommes, jusque dans leur différence, la maternité serait bien considérée socialement, ce qui n'est pas le cas actuellement. La maternité est problématique. À l'âge où il est naturel pour  la femme d'enfanter, elle doit se préparer à une carrière. On conseille aux adolescentes d'avorter, alors qu'il serait possible de créer des garderies et des services pour les aider à élever leurs enfants, pendant qu'elles développent les autres sphères de leur vie.  On pourrait voir apparaître une nouvelle cellule familiale composée d'une mère naturelle et de parents adoptifs. Ce ne pourrait pas être pire que les familles reconstituées ou les cellules familiales brisées à répétition.  À l'âge le pire pour concevoir pour les femmes on force la conception par des moyens scientifiques et techniques lourds, coûteux et avec des résultats parfois tout aussi lourds et coûteux, simplement parce que c'est plus pratique en regard de la société telle qu'elle est dans son mépris du corps de la femme et l'emphase mise sur la priorité de la vie économique et professionnelle. Dans le domaine de la maternité, les femmes ont encore beaucoup à faire pour être citoyennes égales aux hommes. 

Tout le domaine de la sexualité demeure trouble aussi. Les gens sont inconscients qu'encore plein des tabous et d'interdits venant d'anciens diktats religieux (une religion même inconnue d'eux, mais qui continue d'exercer son emprise dans les mentalités, d'autant plus que c'est inconscient) tout en vivant dans la croyance d'être complètement "libérés" sexuellement.   

 *

Réflexion personnelle : Est-ce qu'il y a une limite de mots qu'on peut écrire dans un seul billet sur ce blogue, coup donc ?   


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par SabineBarok à 2010-01-30 17:16:20

Samedi 23 janvier 2010

C'est tellement facile - un autre samedi soir au Crazy Moon Café

D'observer l'action une fois qu'elle est terminée et de faire des observations.

Ca n'enlève aucun crédit aux acteurs, bien au contraire. Je continue de lire The Feminine Mystique de Betty Friedan et je vais écrire des résumés de mes observations dans des billets à venir. Ce livre est une mine d'informations incroyable et que de travail a accompli cette grande féministe de la deuxième vague du féminisme aux États-Unis!

Je disais donc dans des billets antérieurs, et je réaffirme : le problème n'est pas le féminisme. Le problème est : pas encore assez de féminisme. Et il n'y a rien à craindre pour les hommes et les enfants, au contraire. Parce que les femmes ne peuvent pas être libérées (vraiment libérées, là) sans que les hommes et les enfants le soient aussi. Impossible.

C'est tellement délirant que cette période de la vie puisse-t-être considérée comme l'omega du mouvement féministe alors que très peu a été accompli en terme de reconnaissance de l'égalité des sexes depuis les années où le péché originel retombait sur les épaules de toutes les filles d'Eve.

Tout au plus, les mots utilisés pour le faire ont changé. La phrase "c'est la faute des femmes" n'a pas subit de glissement de sens, seulement de mots, dans le changement suivant  "c'est la faute du féminisme". "La femme est le démon" est devenu "tous les problèmes viennent du féminisme".  Je pourrais continuer longtemps comme ça. Mais en résumé, si quelque chose ne va pas bien c'est encore un cas de  "Put the blame on M'ame" pour certains esprits (mâles, femelles ou du troisième sexe)  peu émancipés.

C'est tellement ridicule que certains ne se sont pas privés de s'en amuser, mine de rien, tout au long de l'Histoire. Heureusement.

Rien à voir avec le sujet, juste une remarque esthétique :  cette chorégraphie est trop géniale et trop bien exécutée. Ce n'est pas l'actrice qui chante, elle est doublée pour ça, elle n'a pas tous les talents, mais elle a celui - fameux - de savoir vraiment danser. Cette actrice a d'abord été une danseuse de carrière, elle dansait depuis l'âge de trois ans, et seule une vraie danseuse pouvait exécuter un contenu explicitement sexuel dans un contenant totalement implicite et socialement totalement acceptable. Durant presque toute la danse, elle garde son centre de gravité crispé au niveau du sexe comme lorsque dans la vraie vie une partie du corps devient le centre de sensations (de douleurs ou de plaisir) qu'on ne peut contenir.  Tout à voir avec le sujet : L'énergie sexuelle féminine bouc émissaire de tous les malheurs du monde est illustrée on ne peut plus clairement sans qu'aucun discours logique n'ait été utilisé comme médium. Une danse, une chanson, un sens de l'humour vraiment jouissif. 


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par SabineBarok à 2010-01-23 18:06:12

Jeudi 21 janvier 2010

Religion, laïcité, neutralité, pacifisme, vous vous situez où, vous?

laïcité, nom féminin

Sens 1 Caractère de ce qui est laïque.

Sens 2 Principe qui veut que, dans certains pays, on sépare l'Église de l'État [Politique].

Source :

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/laicite/

La laïcité de l'État n'implique pas que toute religion soit bannie de la sphère sociale, non plus qu'une neutralité entre belligérants ou un parti pris pour le pacisfisme.

Elle ne garantie pas non plus que le dogmatisme soit exclu.

Idéalement la laïcité serait le meilleur interface dans une société industrielle démocratique multiculturelle en tant que principe de gestion tendant vers le pacifisme, la tolérance, la justice chaque fois que ces derniers ne mettent pas en péril la société qui rend possible de concrétiser ces valeurs dans la vie sociale et personnelle. 

Il est important de garder en tête que la laïcité au sens premier du terme, et même au deuxième sens du terme, ne garantit pas automatiquement les valeurs de tolérance, de la justice et de pacifisme.

Seules la culture et la pratique de la tolérance, de la justice et du pacisme à l'intérieur d'un état laïque garantissent la présence de ces valeurs.  


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par SabineBarok à 2010-01-21 16:12:57

Dimanche 17 janvier 2010

Lune de sagesse

image de la déesse tibétaine tara verte

 

 

Ou Tara la tibétaine

"Principe féminin de la libération, perfection de la sagesse, mère des bouddhas, protectrice du Tibet, Târa est la plus grande dame-yidam du panthéon tibétain.
Selon la légende, Târa la bodhisattva serait née sous les traits de la princesse "Lune de sagesse", qui décida de devenir nonne. Des moines lui conseillèrent de prier pour obtenir une renaissance plus propice dans un corps d'homme. Elle leur répondit que dans la réalité ultime, il n'existe pas plus d'homme ou de femme que de "je" ou de "moi", et fit le voeu de continuer à se manifester dans un corps de femme pour aider tous les êtres , jusqu'à ce que l'océan de l'existence samsarique se soit asséché.  On dit aussi qu'elle naquit d'une larme versée par Chenréri ( ou Avalokiteshvara ) le bouddha de la compassion, dont elle est une émanation. Le nom de Târa, qui veut dire étoile, est interprété comme "celle qui aide à traverser" (l'ocean du samsara), la salvatrice, la libératrice. Târa vole au secours de tous ceux qui l'invoquent dans l'adversité, ou, comme le disait le sage indien Chandragomi au 7èmè siècle, "Aya Târa répond instantanément à toutes les prières désintéressées. Les souhaits égoistes risquent de prendre un peu plus longtemps..."

Source et plus d'informations

 

océan sous la lune

Un mantra du Lama tibétain Tashi pour la Compassion doux et puissant

 


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par SabineBarok à 2010-01-17 08:53:40

Samedi 16 janvier 2010

Au Crazy Moon Café : Dix minutes en apesanteur

Ce soir, un "Spécial Asie" :

Musique traditionnelle japonaise accompagnée de votre tasse de thé préféré et de quelques perles de sagesse tibétaine.

 


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par SabineBarok à 2010-01-16 20:54:36

Samedi 16 janvier 2010

Choisir l'ombre ou la lumière - méditations sur des nuances

Il parait que ça ne fait pas de différence à la mort car alors l'être ne serait plus soumis aux mêmes lois du "bien" et du "mal", l'important étant surtout de vivre à fond, dans le genre mieux vaut faire des erreurs que de ne rien faire du tout. Il y a tant à apprendre de ses erreurs, parfois plus que de ses succès, mais c'est plus souffrant.

Je ne sais pas si c'est "bien" d'écrire ça. Je ne prétend pas être une autorité en bien et en mal, en théologie, en moralité, ou en quoi que ce soit dans ce goût là, malgré le titre de ce blogue (à prendre au très deuxième degré, je souligne pour les pressés).

Mais il y a une chose que j'ai apprise hier, ou que j'ai conscientisée, ou mieux cernée (nous évoluons en spirale), par contre : c'est que peu importe que l'on choisisse la lumière ou pas dans ce monde, il y a quelque chose que la Vie ne pardonne pas et c'est la faiblesse.

Je crois même que ça demande plus de force de choisir la lumière que de choisir l'ombre.

La douceur n'est pas de la faiblesse, pas plus que l'agressivité n'est de la violence.

Mais la faiblesse se cache souvent derrière le masque de la douceur et toujours derrière le masque de la violence.


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par SabineBarok à 2010-01-16 12:59:43

Mercredi 13 janvier 2010

Théories du complot et autres paranoïa grimpante aigüe

Parce que, si on y  pense, hein, si on y pense vraiment sous un certain angle le fait que la bonne femme ne s'occupe plus (ou moins, faute de temps par profession obligée) de la famille ça profite à la société de consommation avant tout.

Plus personne ne prend vraiment en charge la consommation, le pourquoi et le comment de l'affaire, ce qui fait que tous consomment en agissant sans réfléchir avant, comme des poules pas de têtes, comme disait ma grand-maman.

Tous les adultes de la famille sont mobilisés en tant que main-d'oeuvre pour la société de consommation, et tous les enfants en tant que consommateurs-rois.

Dans la logique de la compétition qui prévaut dans le monde du travail actuel, les femmes constituent un réservoir de ressources humaines plus dociles et plus à même de faire n'importe quoi pour prouver qu'elles sont aussi capables que les hommes pour conserver leurs nouveaux acquis de liberté sociale. Conséquence : la majorité d'entre-elles jettent à la poubelle les valeurs dont elles étaient, jusqu'ici, les gardiennes. Pas que je sois pour qu'elles soient les seules gardiennes de ces valeurs, mais je serais plutôt pour que les hommes en deviennent tout aussi responsables, au lieu de faire comme si ces valeurs n'avaient pas d'importance, parce que "féminines".

Si la plupart des hommes marchent au bâton dans le monde professionnel actuel, la plupart des femmes marchent à la carotte. Qu'est-ce que ce sera lorsqu'on leur donnera la carotte située au-delà du plafond de verre ? Je n'ose pas imaginer les extrémités amorales auxquelles les sociétés pourraient s'exposer. (Jeu de la théorie du complot mis à part, je suis convaincue que des individus, mâles, femelles, ou du troisième sexe ne sont pas des zombies finis de la société de consommation, même s'ils en sont des membres actifs, par ailleurs. Le tout est de savoir s'il y en a assez pour que ça fasse une différence positive (?)  

Tout ceci fait qu'en tant que société, depuis que les femmes se sont "libérées", alors que selon Betty Friedan elles étaient le pivot nécessaire pour que la société de consommation se maintienne, il s'avère que loin d'avoir fait tomber la société de consommation, la "libération de la femme" est un terreau fertile pour cette société de consommation et nous consommons de plus en plus sans même nous en rendre compte, car les valeurs ont glissé vers l'avoir au lieu de l'être au point où les gens sont considérés n'être rien, s'ils n'ont rien. C'est ici un bel exemple du fait que la société capitaliste est resté vivante en changeant de formes tout en restant pareille sur le fond, comme le serpent qui mue et non qui se dévore lui-même, un système économique qui se détruit lui-même à cause de ses contradictions (la seule chose qui pourrait, à mon très humble avis, détruire le système capitaliste, c'est la destruction des ressources (l'environnement) et celles des humains qui les consomment, mais ne digressons pas).

J'en tire deux conclusions :

1. C'est la femme tout entière qu'il faut émanciper et non pas seulement son statut de citoyenne.

2. La société de consommation a profité du fait que les lois ont été (heureusement) changées pour permettre aux femmes d'accéder au statut de citoyene adulte au même titre que les hommes (alors qu'avant elles étaient considérées comme d'éternelles mineures, passant de la tutelle du père à celle du mari).

C'est la société de consommation qui a eu la part du lion, parce que la femme, elle, a hérité de double tâches, les traditonnelles qu'elle effectuait, et les nouvelles où elle doit trimer plus dur qu'un homme pour être reconnue à valeur égale en plus d'avoir encore une rémunération à moitié ou au trois quart inférieure à celle d'un homme pour un travail de valeur égale rendu à la société.

La femme n'a non seulement pas plus le choix (même si elle a plus de droits) qu'avant, mais elle n'a pas été reconnue du tout pour ce qu'elle est : un être humain de sexe féminin égale à un être humain de sexe masculin dans ses différences.

Si ceci avait été reconnu, il y aurait depuis longtemp des garderies dans toutes les entreprises et la valeur des tâche traditionnellement dévolues aux femmes ne seraient pas sous-estimée et celles-ci ne reposeraient pas uniquement encore sur les épaules des femmes.


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par SabineBarok à 2010-01-13 13:16:23

Mardi 12 janvier 2010

La femme mystifiée

Je n'ai pas poursuivi ma lecture de ce livre, mais j'ai poursuivi quelques réflexions sur l'égalité dans la différence, sur lesquelles je reviendrai après avoir lu les passages pertinents dans La femme mystifiée qui traitent du "piège de l'égalité dans la différence".

Parce que le problème avec la différence c'est qu'elle existe.

Elle existe belle et bien.

Très loin de moi l'idée que la femme est uniquement une mère et que les femmes devraient rester au foyer pour s'occuper des enfants qu'elles ont mis au monde. Les stéréotypes de la maman ou de la putain, non merci. On a déjà donné et trop donné d'ailleurs.  

Je suis persuadée que des représentantes du sexe féminin peuvent occuper toutes les sphères professionnelles et un ou plusieurs rôles sociaux, selon la personnalité unique propre à chacune.  

J'affirme seulement qu'elles devraient être libres de faire les choix uniques et personnels qui leur conviennent le mieux.

La maternité est toujours problématique à cet effet. Avant le "mouvement de libération des femmes" la maternité était obligée et la profession entravée et après le "mouvement de libération des femmes" c'est la profession qui est devenue obligée et la maternité entravée.

La société ne tolère plus les maris contrôlant leurs épouses, mais tolère des abus équivalents, voire, encourage indirectement ou directement par une mentalité de compétition exacerbée, le même type d'abus sur le marché du travail, subi par la femme (ou l'homme, car n'oublions jamais que parler de la "libération de la femme" c'est parler de celle du genre humain, en fait).

Dans un autre billet je vais discuter du brouillage des codes sociaux. C'est-à-dire, ce qui fait que les hommes et les femmes en relations de travail mélangent souvent des comportement profesionnels avec des comportement de séduction de la vie privée. Pourtant ça ne devait pas poser autant de problèmes. Si l'on compare le savoir-être en entreprise, par exemple, le code vestimentaire, il devient très clair que rien n'interdit les comportements de séduction en dehors du travail, comme le fait de porter un complet pour aller au bureau ne "castre" en rien les hommes lorsque vient le temps de s'habiller autrement durant leurs autres occupations. Nous y reviendrons.

 


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par SabineBarok à 2010-01-12 00:10:00

Vendredi 8 janvier 2010

Mystères sociaux féminins masculins

Dans La femme mystifiée, Betty Fridan émet l'observation que la femme au foyer est un rouage obligé de la société de consommation et que la résistance que la société oppose à son accession à la sphère sociale exclusivement masculine (à l'époque) de la vie professionnelle, sans tenir de la théorie du complot, est un moyen qui sert exclusivement à satisfaire les fins d'une logique de la consommation. Parce que, n'est-ce pas, qui est en charge du volet "dépenser l'argent du ménage"? C'est la ménagère bien sûr ("celle qui gère le ménage" en verlan) pendant que monsieur fait carrière (et/ou autres choses). Plus de ménagère, plus de consommation? Drôle d'équation, vraiment.

Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour Karl Marx qui croyait que le capitalisme était un serpent qui finirait par se mordre la queue, puis s'avaler le corps, et se détruire lui-même.

Serpent ou phoenix?

Car le grand mystère avec le capitalisme et la société de consommation c'est qu'ils renaissent de leurs cendres encore et encore, différents à chaque fois dans la forme et pourtant pareils sur le fond.

Par exemple, plafond de verre excepté, les femmes ont maintenant accès à la sphère professionnelle (sont-elles émancipées pour autant par contre? Non, et ceci fera l'objet de billets ultérieurs) et pourtant la société de consommation se porte encore mieux que du temps de Betty Crocker, Betty Rubble et autres Betty. Qui détient maintenant le pouvoir en tant que décideurs des biens consommés ? En première place, les enfants et ensuite les hommes et les femmes ex aequo.

Non seulement la société de consommation n'a pas souffert du "mouvement de libération" des femmes, mais elle en a profité pour étendre ses tentacules à tous les membres de la société de façon démocratique (léger cynisme, ici, mais rien pour faire monter le taux de cholestérol ou la pression artérielle), plus profondément installée dans les moeurs et plus omniprésente que jamais.

Conclusion? Morale? Néant. Ce n'est qu'une observation et une réflexion.

Question : Et si nous étions tout simplement les seuls responsables de notre consommation ? En tant qu'adultes, j'entends, hommes ou femmes.


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par SabineBarok à 2010-01-08 18:25:46

Mercredi 6 janvier 2010

Des vies étranges qui sortent de l'ombre

Comme celles de bien des femmes exceptionnelles qui ont dû rester dans l'ombre parce que leur société ne leur reconnaissait que le droit d'être d'une certaine façon. C'est étrange et bizarre et tout ce qui est étrange et bizarre plait à la Baroque, vous savez.

Qu'une vie comme celle d'Irma LeVasseur, par exemple, qui devrait connaître une notoriété au moins égale à celle de Norman Bethune et qui commence tout juste et discrètement à être sous les projecteurs, c'est vraiment étrange et bizarre à souhait.

J'ai entendu parler d'elle pour la première fois aux remarquables oubliés. Justement.

Puis aujourd'hui,

Pour un texte d'une rectitude politique impeccable il y a ça, aussi : Femmes à l'Honneur


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par SabineBarok à 2010-01-06 20:38:40

Lundi 14 décembre 2009

Koan

Que fait le bruit de la neige ? Quels dessins uniques font les vibrations des notes de la flûte d'une pièce de musique zen ?


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par SabineBarok à 2009-12-14 15:33:59

Lundi 30 novembre 2009

Rien d'autre

Première tempête de neige. Rien n'est resté au sol. Les nuages semblent retenir encore de la neige, reprendre leur souffle seulement en suspendant le temps.

Dans le peu de lumière, tout ce qui est blanc se détache avec un éclat surprenant sur le paysage : goélands tournoillants, bouleaux.

La cime des arbres qui oscillent doucement sur fond de nuages d'acier et de douceur.

Rien d'autre.


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par SabineBarok à 2009-11-30 15:34:14

Mercredi 25 novembre 2009

Le langage baroque du rêve comme un poème antique

J'étais si fatiguée que je suis tombée comme une roche sur le lit pour une sieste d'après-midi et j'ai dormi, à un moment donné, j'ai dû (puisque je me suis réveillée comme ça), me tourner sur le ventre, le bras droit coinçé sous mon corps.

Je dormais vraiment comme une bûche, jusqu'à ce que je rêve que je courrais partout dans une vaste maison toute neuve et encore presque vide, que je saute sur une longue table vernie et que je tombe en pleine face, sur la table, et que je sente sur mon ventre, une masse molle : un chat mort! ais-je pensé instantanément avec horreur, non, un pain, c'était un pain finalement, enfin, peut-être, et je me suis remise à circuler lentement dans la maison, avec le mystère et le malaise persistant de la chose molle et inanimée en tête, appelant dans la vaste maison vide le nom de ma meilleure amie pour lui demander si elle avait vu ça et ce qu'elle en pensait mais seul l'echo me répondait, et c'était anormal et inquiétant, je me suis mise à ressentir du danger intensément et ça m'a réveillée, d'un coup sec, je me suis assise au bord du lit, encore dans mon sommeil sûrement, pour me rendre compte que je ne sentais plus mon bras droit (!) mais plus du tout, il pendait inerte à mon côté et je n'étais même pas capable de le bouger, ni de bouger mes doigts et si je le touchais avec ma main gauche, je ne sentais rien de rien que quelque chose de dur sous ma main gauche, c'est tout, c'était comme si j'avais eu le bras coupé tout simplement, comme sensation dans mon bras droit, et comme je voulais le secouer pour faire circuler le sang, j'ai fait une torsade du tronc, mais ce que j'ai vu m'a écoeurée : comme une manche de chandail, vide, une guénille, qui aurait été secouée - une chose molle à l'articulation du coude et du poignet, désarticulée, et sans volonté, pas du tout un bon et beau bras.  Heureusement que j'avais l'esprit encore trop endormi pour me mettre à paniquer, et que j'ai changé de stratégie pour faire circuler le sang dans ce bras, puisque mon bras droit ne répondait plus à ma volonté, j'ai utilisé le gauche pour venir à sa rescousse, quoi. J'ai massé, massé, massé jusqu'à ce que je ressente de la chaleur circuler dans le membre droit qui a repris tranquillement toute sa sensibilité. Je trouvais bizarre de ne ressentir aucune fourmis dans le bras, comme j'en ressens dans les pieds et les jambes parfois quand je suis trop concentrée assise l'esprit entièrement occupé à quelque chose. Non pas de fourmis, juste du chaud et le recouvrement progressif et complet du bras droit.

Un coup bien réveillée, je me suis rendue compte à quel point on prend tout ça pour acquis : notre corps en santé et entier. Et on chiâle pour des futilités en comparaison à la perte d'un bras comme si c'était pire que la perte d'un bras, alors qu'on devrait chaque jour s'émerveiller d'être toujours en vie et que tout fonctionne correctement et réponde au quart de tour à notre volonté.

Puis, j'ai pensé au langage poétique de l'inconscient qui nous parle par image.  C'est vraiment fascinant.


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par SabineBarok à 2009-11-25 10:02:15

Samedi 21 novembre 2009

Réminiscence futuresque au présent recomposé

 

 

Soirée sombre comme un coeur de nuit dans la poudreuse, blanc partout, blancs autour, blancs devant, vents, ouvrage musical d'arcanes de cristal glacial, fluides et solides, comme des voix profondes de vies d'hommes venues du fond des âges tourbillonnant la neige en choeur délivrant une chanson d'aiguilles de froid sur la peau, c'est beau, le ciel plus noir que l'entendement humain ne peut le concevoir, piqué de glace vivante, diamants étincellants, qui clignent,  métalliquement, signaux d'ondes, minéraux, durs, purs, silence, au-dessus, c'est grandiose, petite chose est initiée aux grands mystères si telle est sa volonté.


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par SabineBarok à 2009-11-21 11:58:35

Jeudi 19 novembre 2009

Chanson d'automne de Mary Oliver

Fall Song

Another year gone, leaving everywhere
its rich spiced residues: vines, leaves,

the uneaten fruits crumbling damply
in the shadows, unmattering back

from the particular island
of this summer, this NOW, that now is nowhere

except underfoot, moldering
in that black subterranean castle

of unobservable mysteries - roots and sealed seeds
and the wanderings of water. This

I try to remember when time's measure
painfully chafes, for instance when autumn

flares out at the last, boisterous and like us longing
to stay - how everything lives, shifting

from one bright vision to another, forever
in these momentary pastures.

- Mary Oliver


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par SabineBarok à 2009-11-19 09:24:32

Dimanche 15 novembre 2009

Le clair de lune

pénètre dans la pièce à la mesure de l'ouverture, même si sa lumière se répand partout, le l'orient à l'occident. -  Jalâl ud Dîn Rumi, poète mystique persan.


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par SabineBarok à 2009-11-15 22:32:17

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